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AccueilIndustrie Vs. p2p
Dernière mise à jour :
mercredi 7 novembre 2007







 

     


Brèves
Le Canada vole et tue les artistes !!
mercredi 7 novembre

La RIAA va-t-elle "lobbyer" en faveur d’une invasion armée du Canada ?

Une étude de plus sur l’échange de fichiers sur Internet, commissionnée par le gouvernement canadien, qui démontre que les utilisateurs de logiciels peer-to-peer achètent plus de musique que ceux qui n’échangent pas.

Vivement une étude démontrant l’impact sur les ventes de disques du boycott des majors par les internautes !

YAAAARR !!

Steal this Film
mercredi 30 août
Après "Don’t download this song", il s’agit de "Steal this film", documentaire sur le partage de fichiers, sur l’affaire Pirate Bay et le Piratbyran suédois. (disponible à la vente et via BitTorrent).
sur le web : Steal this Film
Hymne à la répression du téléchargement
mercredi 23 août
Une perle de Weird Al Yankovic... A télécharger et écouter sans modération.
Le Parti Pirate crée un service d’internet anonymisé
mardi 15 août

La nouvelle sonne comme une réaction directe à la promulgation du ridicule texte Français sur le droit d’auteur (DADVSI) par lequel les industriels de la culture espèrent imposer leurs modèles économiques obsolètes.

Le Parti Pirate suédois, organisation quelque peu extremiste créée suite à la saisie abusive, sous la pression de la MPAA et du gouvernement américain, des ordinateurs de The Pirate Bay (et de ceux de 200 sociétés qui étaient hébergés dans le même local !), vient de lancer un service commercial qui risque de faire parler de lui.

Baptisé Relakks, ce réseau payant (temporairement inaccessible, victime du succès de son annonce !) est un "Darknet", un réseau permettant de surfer ou d’utiliser le peer-to-peer de façon complètement anonymisée, permettant à ses souscripteurs d’échanger ce que bon leur semble, sans crainte d’être surveillés ou embêtés.

Il était inévitable que de tels services deviennent accesibles au grand public. Il s’agit en somme d’une adaptation naturelle du réseau à la politique rétrograde et répressive des industriels... Le seul problème est qu’il sera désormais impossible d’obtenir des données statistiques sur qui écoute/regarde quoi, qui veut écouter/regarder quoi...

Dommage pour les industriels qui ont raté ici une formidable occasion de se doter avec le p2p d’outils marketing surpuissants... Yay !

BusinessWeek sur la nocivitié des futurs DRM
mercredi 31 mai

Sous l’intitulé "La guerre des DVD contre les consommateurs", BusinessWeek analyse de façon pertinente les futurs DRM que les industriels s’apprêtent à intégrer dans les successeurs du format DVD : Blu-Ray et HD-DVD.

Des scenarii tous plus orwelliens les uns que les autres sont évoqués, dans lesquels par exemple un fabriquant se réserve la possibilité de désactiver à distance des appareils dont le système de DRM aurait été "cracké" ("Maman ? pourquoi le lecteur de DVD ne marche plus ?").

De biens beaux exemples de l’absurdité pour les industriels de tenter de pallier un manque flagrant d’innovation par un techno-protectionnisme coûteux et nuisible pour tout le monde. Pour imposer cela aux consommateurs, il fallait au moins un traité OMPI/DMCA/EUCD/DADVSI !

Qui a dit "Boycott !" ?

sur le web : L’article
La valeur négative des DRM
samedi 8 avril

L’industrie du disque coréenne, représentée par la KMPA (équivalent coréen de la RIAA) vient de signer un accord avec un réseau de peer-to-peer, afin de le transformer en un service payant.

Il est amusant de noter qu’un morceau de musique "normal" coutera 0.72$ (700 KRW), alors qu’un morceau infecté par un DRM coutera 0.51$ (500KRW).

Il s’agit donc de la preuve, fournie par les industriels de la musique eux-mêmes, de la valeur inférieure d’un morceau contraint par ces technologies de restriction de l’usage privé !

Les limitations qu’elles font peser sur les utilisateurs transforment les morceaux en des produits inférieurs... dans le meilleur des cas ! En effet, ils peuvent aussi les transformer en produits dangereux en termes de sécurité informatique, de respect de la vie privée, ou induire des distorsions de concurrence bloquant l’innovation...

Vivement que le marché balaye ces aberrations techniques et économiques !

sur le web : vu sur DRMWatch
EMI vend des CD infectés au Brésil
samedi 25 mars

Après la débâcle de Sony-BMG et des révélations sur son logiciel-espion XCP qui avait fait baisser les ventes de ses disques, c’est au tour d’EMI de distribuer au Brésil des CD dont le comportement, une fois insérés dans un ordinateur, laisse rêveur :

- Un contrat apparait, dans une interface en Flash (impossible de faire de copier/coller du texte) particulièrement illisible, et mal traduit de l’anglais vers le portugais. Il est indiqué que le texte du contrat est disponible en ligne sur le site d’EMI, ce qui est faux.

- Le contrat explique qu’il faut installer un logiciel "pour pouvoir lire le CD" et que des logiciels pourraient restés installés même après une désinstallation (sic).

- si l’utilisateur refuse les conditions du contrat et clique sur "Je refuse", le logiciel s’installe quand même... (re-sic)

Célebrons l’arrivée de ce nouveau DRM espion (qui a lui, au moins la politesse de prévenir avant de s’incruster sur les ordinateurs ! ) Gageons de toute façon que si les consommateurs réagissent et que les ventes de disques d’EMI baissent, la faute sera rejetée sur le "piratage" !

"DVD Jon" Vs. AACS
samedi 14 janvier

Jon Lech Johansen est connu sous le sobriquet de "DVD Jon" depuis qu’il a, à l’âge de 16 ans, cassé CSS, le mécanisme de brouillage du contenu des DVD (Il avait à l’époque réalisé DeCSS afin de pouvoir lire un DVD qu’il avait acheté sous son système GNU/Linux) Le procès que lui a intenté l’industrie du cinéma (il a finalement été acquitté) semble lui avoir donné, en plus d’un solide bagage juridique, une conscience politique et une dent contre les industriels du contenu.

Il vient en effet de déposer le nom de domaine deaacs.com, montrant sa nette volonté de s’attaquer à AACS, le mécanisme de contrôle de l’usage des futurs media en

Il s’explique sur son site : "Quiconque a lu les termes de la licence du CSS sait que l’objectif principal est le contrôle du marché des lecteurs [et non d’empêcher le piratage]. N’adorez-vous pas quand votre lecteur de DVD vous dit "cette opération est interdite" lorsque vous tentez de passer l’intro [et les pubs] ? .../... vivement que des produits protégés par AACS sortent !"

Promesse anti-DRM
lundi 9 janvier

Un site permet d’enregistrer les promesses d’internautes qui s’engagent à ne jamais acheter de CD avec un DRM si 500 personnes dans le monde font la même promesse.

Lancé le 6 janvier, l’objectif des 500 a déjà été atteint, mais rien n’empêche de continuer à signer...

la RIAA force des faux témoignages dans un procès p2p
samedi 31 décembre

Les avocats de la Recording Industry Association of America (RIAA) ne reculent devant rien dans leur lutte du bien contre le "piratage". Une jeune fille de 15 ans vient de témoigner s’être fait intimider et extorquer de faux témoignages "pour leur faire gagner leur affaire" par les avocats de la puissante association représentant les interêts de l’industrie du disque aux USA.

On comprend mieux comment les milliers d’actions intentées par la RIAA contre des internautes ayant échangé sur les réseaux p2p se sont soldées par des arrangements financiers avant même qu’il y ait procès !

Sur le web
Méchants CD

Une (longue !) liste de CD entravés par des dispositifs de contrôle de l’usage privé (DRM).

Valable pour l’Angleterre, mais il y a sûrement de nombreux points communs avec le marché Français.

Réponse à Denis Olivennes - par Vincent Caron
Reproduit de la liste escape_l avec l’accord de Vincent
vendredi 6 janvier 2006
par guest
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En réponse à la tribune de Denis Olivennes, PDG de la FNAC, publiée dans Libération le lundi 02 janvier 2006 "Non au pillage légal du répertoire musical"

Cher Mr Olivennes,

je suis un de vos bon clients, que ce soit en ligne ou dans vos diverses antennes parisiennes. Dans un geste commercial fort généreux et probablement dénué de tout intérêt, vous m’avez offert - ainsi qu’à de nombreux de vos clients je suppose - un bon de téléchargement d’1 (un) titre sur votre site fnacmusic.com. Le 29 décembre pour être précis, trop tard pour Noël, mais exactement 1 semaine après le vote d’un amendement qui vous a mis très en colère semble-t-il.

Cela m’a permis d’essayer votre "plateforme légale". Le constat est hélas aussi désespérant que ce à quoi je m’attendais :

- Vous utilisez le format propriétaire WMA, et exigez l’installation du lecteur "Windows Media Player" de Microsoft. Je n’utilise pas Windows, et je me sens de moins en moins seul. Vous décidez d’utiliser une technologie propriétaire que vous devez payer fort cher, auprès d’un acteur du logiciel qui n’est pas un chantre de la diversité aussi affirmé que vous. Alors qu’il existe des formats universels, ouverts et largement utilisés (MP3, Vorbis, FLAC).

- Vous réclamez la protection des verrous (DRM) pour mieux diffuser. Stupéfiant. Les "plateformes" de téléchargement françaises stagnent misérablement (0,9% en 2004 [1]), alors que tout le monde semble télécharger massivement (et "sauvagement") d’après les acteurs du marché. Pourtant entre un site comme fnacmusic.com et l’interface calamiteuse et peu fiable d’un eMule, vous avez déjà un sérieux avantage ergonomique. Alors pourquoi personne ne vient chez vous ? Le seul facteur qui vous différencie semble l’absence d’acronymes tels que MP3 ou DIVX.

- Encore sur les DRM. J’ai tendance à penser qu’un système qui livre un verrou avec la clé (car c’est bien ainsi que fonctionne un DRM) est idiot, ou nous prend pour des idiots. Or un DRM vise à contrôler ce que je peux voir, quand je peux le voir et où je peux le voir. Il n’y a pas à tourner autour du pot. Et tant que ce sera Microsoft - ou n’importe quelle entité à laquelle je n’ai pas demandé de gérer ma vie privée - qui décidera de ces éléments, le DRM "ne passera pas par moi".

- Je remarque que vous dites "téléchargement sauvage" au lieu de "piratage" et c’est tout à votre honneur. Malhreusement les "morts", "pillages" et autres termes apocalyptiques constellent votre prose. Je préfererais de loin vous voir expliquer comment la diversité et la culture en générale pourrait être menacée par la licence globale : vous avez oublié la démonstration, emporté par votre émotion...

- Vous mettez la diversité en avant : je ne trouve pas de nombreux titres que j’ai par ailleurs eu le plaisir de trouver dans vos bacs à ce jour (le dernier Arthur H, Uri Caine, et tout Goldman !). Je ne parle pas de l’historique : a priori le numérique, c’est la chance de constituer des bibliothèques phénoménales en oubliant l’angoisse de la non ré-édition. Vos archives sont vides, c’est le cyber-oubli.

- Votre culture économique est suffisante pour comprendre la différence entre les biens rivaux et non-rivaux. Votre comparaison entre les chansons et les baguettes est malhonnête. Votre pamphlet est décidemment bien mal etayé, peut être pire que le projet de loi calamiteux de notre ministre de la culture.

- Vous vendez des CDs, vous êtes un boutiquier. Ne l’oubliez pas. Les artistes ne sont pas accrochés à leurs ventes de CDs (quand ils en produisent !), la majorité serait morte de faim en attendant qu’elles les fassent vivre. D’après le SNEP, l’ensemble des ventes françaises représentent un CA de 953 millions d’euros en 2004 [2], et les "grande surfaces spécialisées" (FNAC, Virgin, etc) 39% de ce chiffre, soit 372 millions [3]. D’après le rapport Guillot, le spectacle vivant représente 20 milliards [4] . Vous pouvez ajouter les ventes de DVD si vous voulez, vous serez toujours loin du compte.

addendum : cette idée a été bien mieux argumentée et développée par Philippe Aigrain et Roberto Di Cosmo

- Les titres à 1€ ! Avec 10 titres en moyenne par album et 18€ le prix moyen de ce dernier, vous nous offrez une ristourne (moyenne) de 40%. Mais j’ai l’impression que vos coûts de distribution on plutôt chuté de 400% : pas de disques à presser, à transporter, de caissière a payer, d’espace de rayon à entretenir, etc. De plus les ventes de singles sont minoritaires et les radios nous saoûlent assez avec le TOP40 : l’achat majoritaire est celui de l’album. J’ai acheté des albums de 15 titres en "prix vert FNAC" à moins de 10 euros. Et le CD a une garantie de perennité et d’interopérabilité largement supérieure à un lot de fichiers WMA.

- Plateforme de consommation : je n’ai rien vu de plus triste que fnacmusic.com, un catalogue sans vie et sans style. Des bacs sans le vendeur - dont vous êtes si fier (et que effectivement j’apprécie). Contenu éditorial : néant. Communautés : néant (blogs, forums, commentaires). Radios de teasing : néant. Croisement entre les genres et les artistes : néant. C’est un site d’achat tout court. Vu mes remarques sur le prix, pourquoi ne pas rester tout simplement sur fnac.com où au moins on trouve une certaine vie : éditorial, commentaires, etc.

Conclusion, si tant est que l’on puisse conclure. Je n’ai pas d’avis sur la licence globale, je ne la soutiens pas. Je suis résolument contre toute forme de protection des DRMs, car les conséquences sont connues et calamiteuses [5]. Et je ne vois toujours pas le rapport entre le "téléchargement sauvage", les "DRM" et la stagnation de vos "plateformes légales" pathétiques. Plutôt que d’espérer des lois inconsidérées pour pallier votre cyber-incompétence, prenez-vous en main. Créez une plateforme de téléchargement digne de ce nom.

Post-scriptum :
Vous pouvez contacter Vincent Caron à l’adresse suivante : v.caron (AT) zerodeux.org

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Forum associé à l'article :
Réponse à Denis Olivennes - par Vincent Caron
Le mardi 10/01 - 03:09
par beniz
Salut, Juste pour ne pas vous faire epingler : attention, c’est l’ensemble du secteur du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinema qui pese vingt milliards d’euros (d’apres le rapoprt Guillot), pas uniquement le spectacle vivant. Aussi, pour info, faites attention en combinant des chiffres qui ne proviennent pas des memes sources (SNEP et rapport Guillot) : en general cela suppose un travail supplementaire (parfois complique et penible) d’etude et de mise a niveau des conditions de production des chiffres en question.

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    Réponse à Denis Olivennes - par Vincent Caron
    Le jeudi 12/01 - 00:49
    par Vincent Caron
    J’ai effectivement trouvé des chiffres différents dans un rapport de l’Observatoire de la Musique, les mesures, sources et contextes sont souvent mal explicités. Je reconnais que c’était mon argument le plus bancal. Philippe Aigrain et Roberto di Cosmo s’en sont bien mieux sorti en étudiant les répartitions de la SACEM.

    http://

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